Expression des élus

Expression des élus

Conformément au vote du règlement intérieur par les élus lors du Conseil municipal du 23 septembre 2020, un espace de libre expression des conseillers n’appartenant pas à la majorité est prévu sur le Site Internet de notre collectivité. Voici les Tribunes parues dans le dernier magazine « Balaruc, le mag ».

Tribune de la majorité municipale / Balaruc, le mag n° 89

Il y a deux ans environ la municipalité a entamé la révision du PLU (Plan Local d’Urbanisme), devenu indispensable pour anticiper le devenir de notre cité pour les 10 à 20 ans qui viennent. 
Cette décision a d’ailleurs été votée à l’unanimité en Conseil municipal.

Comme à son habitude en matière de concertation, la Municipalité est allée bien au-delà de ce qu’impose la loi, en organisant des ateliers de débats et d’échanges, et en faisant appel aux citoyens pour venir discuter de l’avenir. Un cabinet spécialisé nous accompagne dans cette démarche, car la règlementation avec la Loi Climat et résilience, organisant la Zéro artificialisation Nette (ZAN) est devenue très complexe. Des Balarucois ont travaillé sur ce PLU et ont émis des avis et des souhaits lors des ateliers tenus dans différents quartiers de la Ville .
Le 8 juillet dernier une réunion publique de CONCERTATION a eu lieu au piano tiroir, et le cabinet had oc a présenté ses préconisations, et notamment la possibilité de construire du R+3 sur le quartier résidentiel de la Rèche. Depuis ce jour, une mobilisation de quelques personnes alerte tout le quartier au sujet de cette possibilité.
Nous rappelons qu’aucune décision n’a été prise puisqu’il s’agit d’une concertation préalable à la rédaction du règlement du PLU. Bien entendu les confusions et amalgames prennent forme sur les réseaux sociaux, où se mêlent le refus de logements sociaux (ceux qui ont des enfants à loger apprécieront), la menace de multiplication incontrôlée d’immeubles sur le quartier, l’invasion massive de population venues de quartiers dangereux etc…
Nous rappelons que la demande de logement sociaux est extrêmement forte à Balaruc et que nous n’avons pu y répondre qu’en partie (dans la mesure du foncier disponible). Durant ces 3 mandats, de nombreux programmes immobiliers ont vu le jour (la Dépensière, la Colline, l’Hippocampe), Ce sont, à chaque fois, essentiellement des séniors, des jeunes, des familles balarucoises qui ont pu en bénéficier sans que l’on puisse dire que Balaruc soit devenu un coupe gorge ! 
Semer la confusion, faire peur à la population, prédire le pire avec des allégations farfelues sont des méthodes éculées qui prennent corps à l’approche des élections. Personne n’est dupe.
Que certains habitants de la Rèche, ne veuillent pas d’éventuels constructions en R+3 devant chez eux, c’est bien compréhensible, et les élus l’ont bien entendu. Nous travaillons donc toujours sur ce PLU qui sera arrêté en décembre 2025, enrichi de toutes les remarques citoyennes. Mais dès maintenant, la Municipalité prend l’engagement que toutes les zones pavillonnaires concernées, y compris le quartier de la Rèche, resteront en R+1.

Concertation, débat, écoute, puis décision : Tel est la position de notre Municipalité, qui a démontré à plusieurs reprises que la participation citoyenne constituait l’un de piliers du bien vivre ensemble.

 

Tribune des élus de l'opposition municipale / Balaruc, le mag n° 89

Utilisation inappropriée du magazine municipal
Dans l’édition de La Tribune de juin, la majorité municipale a utilisé le magazine de Balaruc-les-Bains — censé être un outil d’information au service de tous les Balarucois — pour attaquer ouvertement deux candidats aux élections municipales de 2026. Ce support ne devrait en aucun cas servir à
diffuser de la propagande politique, encore moins à publier des propos diffamatoires.

Un projet de 580 logements suscite l'inquiétude
Aujourd’hui, un sujet préoccupe de nombreux habitants : la modification du Plan Local d’Urbanisme (PLU), en vigueur depuis 2017. Lors d'une réunion publique organisée au Piano-Tiroir, un projet de construction de 580 logements a été évoqué, répartis sur une période de 10 ans. Parmi ceux-ci,
213 logements sociaux sont prévus dans le quartier des Nieux. Reste donc à localiser les 367 logements restants.
Or, aucune information claire n’a été fournie sur leur implantation. Dans une commune où le foncier est déjà très limité, où et comment ces logements pourront-ils être construits ? La mairie envisage de préempter certaines maisons individuelles mises en vente afin d’y ériger des immeubles en R+2
avec retrait, ce qui équivaut à du R+3 — soit environ 12 mètres de hauteur. Qui accepterait la construction d’un tel bâtiment à proximité immédiate de son domicile ?
Au-delà de l’impact visuel et de la densification brutale, une telle urbanisation entraînerait inévitablement une dépréciation importante de la valeur des biens immobiliers existants. Nous refusons que nos quartiers pavillonnaires, notamment ceux de La Rèche et des Usines, soient défigurés par ce type de constructions.

Des arguments discutables de la part du maire
Le maire avance qu’il est pénalement responsable du manque de logements sociaux. Cet argument nous semble discutable et avant tout destiné à faire passer en force un projet contesté. Même si le CCAS recense environ 250 demandes de logements sociaux, la commission d’attribution — composée de la préfecture, des bailleurs sociaux et du département — ne répondra pas
nécessairement à toutes ces demandes, et surtout, ces logements ne seront pas exclusivement destinés à des Balarucois.
Nous ne sommes pas opposés à la construction de logements sociaux. Mais celle-ci doit se faire dans le respect des règles d’urbanisme, de l’environnement, et en harmonie avec les spécificités des quartiers et la qualité de vie des riverains. Balaruc-les-Bains est une station thermale. Elle
doit préserver son authenticité, son cadre.

Une démocratie locale mise à mal
Cette façon de faire interroge profondément. Pourquoi tant de précipitation, de non-dits, et si peu d’écoute ? La révision du PLU engage l’avenir de notre commune pour les décennies à venir. Elle devrait faire l’objet d’une large concertation, d’un débat transparent, avec tous les habitants. Or, nous
constatons au contraire un passage en force, sans diagnostic territorial finalisé, sans calendrier clair, et sans réelle volonté d’associer les Balarucois à cette décision majeure.

Catherine Azéma, Christine Caporiccio, Thierry Congras, Christian Hurabielle-Péré